Je ferai l'été en novembre, J'la réchaufferai pour pas qu'elle tremble, J'inventerai les mots du silence, J'lui f'rai du bleu sur des mots tendres, J'apprendrai à vivre autrement, A sa façon et loin des gens, J'irai chercher, l'inaccessible, L'infiniment sentimental...Pour elle... J'irai au plus profond des rêves, Qu'elle fait lorsqu'elle est endormie, Chercher ce que jamais ses lèvres, N'oseront dire à ses envies, J'arracherai les habitudes, Et les moments qui font douter, Pour détruire les incertitudes, Sans se parler...Pour elle...J'irai au bord de l'invisible, Où l'amour tient en équilibre, Pour elle j'oublierai qui je suis, J'écouterai tout c'que son c½ur dit, J'irai voler l'indispensable, L'extrême sentiment d'aimer. Je jetterai tout de mon passé, Pour faire de nous mon avenir
Peut-être simplement pour s'aimer, Peut-être pour ne jamais mourir...Pour elle...J'arrêterai le temps qui passe
Pour que plus jamais on n'oublie, Les caresses qui souvent s'effacent, Ou qui s'enfuient...Pour elle...
Tu la retrouve la photo que tu cherchais... elle était enfouie sous une pile de cartes postales dont tu ne connais absolument pas l'existence. "Ici le temps est lourd et humide...il me tarde de te revoir. J'ai écourté mon voyage, changé mon billet. Je rentre bientot. Je t'aime. XXX"
Elle est un peu jaunie, un peu cornée mais ce n'est pas grave.
Dessus t'es toute souriante. A coté de toi elle est la.
Dans toute sa spendeur. Celle qui est partie. Tu réfléchis un peu.
Vous ne vous ressemblez pas tellement mais vous avez l'ar si heureuses. Tu ne sais pas pourquoi d'ailleurs...
Dans deux jours tu pars. il te reste quelques heures a vivre ici. [...] Dans l'avion tu te surprends a sortir la photo... juste au moment du décollage. Juste parce que tu te souviens combien elle avait peur de prendre l'avion.
S'il n'y avait eu personne à tes côtés, tu l'aurais sans doute embrassée. A travers le hublot tu la cherches...
"On ne voit bien qu'avec le coeur; l'essentiel est invisible pour les yeux." Tu pense toujours à St Exupéry quand tu es dans l'avion... [...] Exaltée. Chavirée. Tu te recoiffes furtivement. Tu vas le voir. Il se tiendra debout sagement comme un enfant sage près de sa mère. Deux jours qu'il attend sa petite fille. Toi quand tu sors de l'avion tu regardes autour de toi. Les montagnes. Le ciel. Le soleil qui inonde ton coeur de joie. Tu serais bien capable de l'embrasser cette terre. Parce que c'est la racine de ton existence.Tu respires, tu souris à tous ces gens qui retrouvent eux aussi cette terre tant aimée. [...] Tu Le vois. tu veux crier tant tu es heureuse. Tu te précipites vers lui. Et puis tu t'arrêtes... Tu peux pas le prendre dans tes bras. Parce que tu es une femme depuis que t'as tes règles. Et une femme ne prend un homme dans ses bras en public de cette manière. C'est indécent. Tu prends ses mains tu les embrasses tes larmes coulent. Frustation, Bonheur.
Tu salues le reste de la famille. Ils sont tous là pour toi. Le soir tu la ressors la photo. Et puis après une longue auscultation tu penses à autre chose. Tu penses au pays où tu étais ce matin... à ceux que tu aimes là bas.
Cette photo tu la serres contre toi. Parce que ton bonheur en émane. Rien que de la voir tu t'apaises. C'est celle qui fait que tu t'aimes et que tu aimes les autres. Mais ceux que tu aimes tu voudrais pouvoir faire leur bonheur quoiqu'il arrive. C'est celle qui t'a donné confiance en toi... Tu voudrais pouvoir le lui dire, la serrer contre toi, lui dire combien tu l'aimes... mais tu n'as que cette photo.
J'ai transformé ma main en la mettant dans la tienne...
Tous ces trains de nuit, ces aéroports Tous ces longs courriers m'éloignent de toi Ta photographie est dans mon passeport Et j'ai dans le c½ur un sourire de toi Toutes ces lumières, tous ces paysages Je les donnerais pour être avec toi Je passe la frontière, au long du voyage Je sais que tu es à côté de moi